36 Stratagèmes

Stratagèmes thérapeutiques et coaching stratégique

01 septembre 2008

Stratagèmes de Négociation

Les stratagèmes sont des manœuvres tactiques à utiliser avec précaution, surtout si l’on se place dans une philosophie win-win. En voici cependant quelques uns que l’on retrouve à toutes les tables de négociation :

- Le bon et le méchant. On trouve ce procédé vieux comme le monde dans tout polar digne de ce nom. Peu importe : en situation, ce stratagème est toujours d’une efficacité redoutable.
- Diviser pour régner. Exploiter les désaccords ou en créer (« Votre collaborateur m’a pourtant dit… »).
- Le Pilonnage. Batterie de questions assénées tour à tour par les différents membres de votre équipe, pour trouver la faille dans l’argumentation ennemie. A un intérêt particulier quand l’un des membres de l’équipe adverse est fragile et qu’il est seul capable de répondre à certaines questions.
- L’essaimage. On simule une division au sein de son propre camp, par exemple sur les objectifs, les concessions ou les contreparties.
- Le discours fleuri. Consiste à émettre des affirmations floues, faire des sous-entendus. Il arrive en effet que la situation soit si tendue que quelque mot que l’on emploie, il risque d’être compris de travers.
- L’absent a tort. Pour recueillir le plus d’informations possibles de quelqu’un, le faire parler d’un autre.

Par Philippe GUIHENEUC,
publié sur le site: http://www.netpme.fr/techniques-vente/1196-preparer-negociation.html

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Stratégie de Guerilla Marketing

Ce concept de « guérilla marketing » a été inventé par J.C LEVINSON en 1984 pour qualifier une stratégie commerciale visant à obtenir le maximum d’impact (visibilité et efficacité) pour un minimum d’investissement (toutes proportions gardées, bien évidemment). La guérilla marketing reflète dont une tendance actuelle de déviation du marketing traditionnel : le marketing alternatif.

La guérilla marketing ou « l’Art de faire la Guerre à ses Concurrents » se base essentiellement sur la créativité et sur des pratiques marketing de nature non conventionnelle. Elle n’a donc de limite que la créativité de l’individu (ou groupe d’individus) qui la mène, et par conséquent, tout peut être envisageable.

Maintenant que votre site web est correctement positionné dans les résultats des moteurs de recherche, il va falloir devenir innovant pour générer encore davantage de trafic sur votre site, clé de voûte de votre chiffre d’affaires online, et vous démarquer de vos concurrents par vos actions inédites. C’est là que la guérilla marketing prend tout son sens. Et cette guérilla marketing peut et doit être menée sur 2 fronts : offline et online.

La Guérilla Marketing Offline

La guérilla marketing offline consiste à mener des opérations innovantes, non pas sur le Web, mais « dans la vraie vie », en employant tous les autres canaux de communication (la rue – street marketing -, la presse, la radio, la télévision, la publicité au cinéma, la publicité par l’objet, le bouche à oreille - buzz marketing -, etc…).

On se rappelle par exemple d’eBay en Belgique, qui en quête de trafic sur son site web, avait pris d’assaut les commerces fermés et placardé « magasin transféré sur eBay.be ». Un de mes clients, propriétaire d’un Hôtel 4 étoiles et d’un voilier amarré dans un port de plaisance français, a opté pour le nom de domaine de son site web sur ledit voilier. Un autre, possédant un restaurant gastronomique, propose ses recettes sur l’une des radios locales plutôt dédiée aux jeunes (18-35 ans), et renvoyant sur son site web. Au Canada, pour promouvoir la saison 2 de « Prison Break » en touchant et sensibilisant le maximum de la population qui n’avait pas vu la première saison, des milliers d’affichettes « WANTED – $20 000 », avec les photos et noms des personnages de la série, furent placardées aux quatre coins du pays, renvoyant également vers le site web. Et des exemples, ce n’est pas ce qui manque…

Voici quelques axes à travailler pour votre guérilla marketing offline.

Les Prescripteurs

Les prescripteurs sont des individus qui recommandent un produit, une marque, un service. En raison de leur influence (leaders d’opinion) sur la masse des acheteurs ordinaires, il est utile de les identifier et de s’assurer ensuite leur « sympathie » pour promouvoir vos services. Par exemple, un nouveau styliste fera venir un groupe de musique reconnu dans son showroom et lui proposera gratuitement de repartir avec des tenues que les membres porteront lors des séances photos, en concert… Ces leaders d’opinion influenceront ainsi l’achat de cette nouvelle marque auprès de leur public.

Les Relations de Presse

Promouvoir votre produit/service directement auprès des journalistes locaux, régionaux ou nationaux dans la presse spécialisée, influera considérablement sur votre visibilité. Les journalistes peuvent être considérés dans certains cas comme des prescripteurs.

Le Sponsoring

Vous avez tous une équipe de football (ou autre sport) dans votre ville. Investissez dans l’achat de maillots par exemple, avec votre URL en lieu et place de votre nom (ou marque). Et quand l’équipe se déplacera jouer « à l’extérieur », vous augmenterez votre notoriété.

Les Partenariats

Les partenariats peuvent jouer un rôle conséquent dans l’établissement de votre business. Cette coopération entre deux entités généralement différentes par leur nature et leurs activités permet de réaliser un projet commun dont chacune en retire les bénéfices (et assume également les risques).

La Publicité

Lorsque vous achetez un espace publicitaire, cela doit être mûrement réfléchi, car une erreur dans le ciblage du support ou du lectorat (par exemple) n’obtiendra pas l’impact escompté et votre investissement serait quasiment à fond perdu. Sur toutes vos publicités, mettez en avant votre URL. Un exemple simple : optez pour un panneau 4x3 pendant 1 semaine à un carrefour très passager de votre ville (ou une autre) et de préférence à un feu tricolore, avec simplement votre URL en blanc (ou jaune) sur fond noir. Cela intriguera les gens, auront le temps de noter l’URL (en espérant qu’elle ne soit pas trop longue), et aussitôt rentrés chez eux, ils jetteront un œil sur ce mystère. Cela fonctionne également pour la télévision et le cinéma.

Faxing/SMS/Mailing

En ciblant précisément (il existe des banques de données pour cela) le futur utilisateur qui viendra sur votre site, ces techniques coûteuses sont malgré tout un atout considérable dans votre quête de visibilité.

Les opérations coup de poing

A l’instar des 4 exemples cités plus haut, c’est ici que la guérilla marketing prendra toute son envergure et n’aura de limite que votre imagination.

La Guérilla Marketing Online

Il s’agit d’appliquer les mêmes règles que la guérilla marketing offline, mais cette fois-ci sur le média Internet.

Les Prescripteurs et les Partenaires (le Net Linking)

Selon une étude menée par Forrester Research, près de 35% des internautes affirment qu’ils ont découvert un site web via un lien depuis un autre. Si le site proposant votre lien est en relation avec le thème du vôtre et constitue par là-même une ressource complémentaire aux internautes, ces derniers deviennent alors des clients potentiels qualifiés qu’il suffira de convaincre par le contenu de votre site Web (vos offres, site séduisant et attractif, navigation fluide…).

Le positionnement dans les moteurs de recherche est une chose, mais ne constitue que la face visible de l’iceberg. N’oublions pas que les moteurs de recherche exploitent la qualité et le nombre de liens (popularité de liens) qui pointent vers vous pour définir le positionnement d’une page. Il est donc vital d’identifier les « bons sites » et d’établir une relation durable avec eux. L’échange de liens (Net Linking) n’est donc que le début d’un partenariat plus poussé entre 2 sites : syndication, échange de contenu, affiliation…

Les Relations de Presse Online

Depuis quelques temps déjà, on a remarqué l’apparition de bon nombre de services de communiqués de presse online (Wikio, Décideur.com, Big-Annuaire, pour ne citer qu’eux). La pratique est la même, à une exception près, c’est que même si vous faites un communiqué de presse online, celui-ci, s’il retient l’attention d’un journaliste, pourra également être repris dans la presse papier (et de manière gratuite), au niveau local, régional ou national.

La rédaction d’un communiqué de presse séduisant est un art délicat et qui peut améliorer votre visibilité de manière très importante. Sachez qu’il existe des services web qui proposent l’aide à la rédaction de communiqués de presse et les tarifs sont basés, comme pour la rédaction d’articles ou les travaux de traduction, sur le nombre de mots et la complexité de l’objet.

Le Sponsoring Online (le Parrainage)

C’est un mode de promotion qui consiste à parrainer une rubrique par exemple d’un autre site, en y associant, son, nom, sa marque ou son image. Il est cependant nécessaire qu’il y ait adéquation entre la cible du parrain et le thème du filleul. On prendra pour exemple la rubrique « recettes » d’Au Féminin.com, parrainée par Lesieur.

La Publicité Online

Celle-ci peut prendre plusieurs formes (bannières, pop-ups, pop-unders, pages interstitielles...). Comme pour le reste, il faut identifier les sites où votre annonce aura le plus d’impact en fonction de la cible choisie. Il est clair qu’un skycraper d’Arkantos Consulting sur un site de recettes, même à très forte audience, aura un impact beaucoup moins important et certainement moins qualifié que sur un site de formation ou de consulting.

Il existe des agences spécialisées dans ce domaine, qu’elles gèrent directement vos campagnes ou diffusent vos campagnes (régies publicitaires comme DoubleClick, échanges de bannières comme Promobenef, sites support (sites qui commercialisent des emplacements publicitaires directement sur leurs pages)).

L’Emailing

Ce type de campagne publicitaire est le canal privilégié des entreprises online. Comme pour tous les points cités ci-dessus, son succès réside dans la pertinence du choix de la cible.

Le Marketing Tribal

En France, des millions de blogs et forums existent. Ces communautés d’internautes y parlent de tout et de rien, de manière spécialisée ou plus généraliste, font et défont des réputations. Identifiez ceux sur lesquels il est stratégique d’apporter une contribution. Plus celle-ci sera pertinente, plus votre trafic s’en ressentira. C’est un travail très long mais très profitable.

Marketing Viral et Buzz Marketing

Dico du Net en donne cette définition : « le buzz est une technique de marketing viral qui repose principalement sur le phénomène de bouche à oreille. Avec Internet et l'e-mail, le buzz a trouvé un mode de transmission idéal. Il s'agit de faire parler d'un produit ou d'un service avant son lancement officiel en distribuant, de manière parcimonieuse et parfaitement calculée, des informations ou des rumeurs qui entretiendront la curiosité des Internautes. Un buzz bien encadré peut amener à rendre un produit célèbre avant même sa sortie ». Rappelez-vous l’exemple de « Prison Break »…

Selon la dernière étude de France Pub (2007), l’effet buzz influence de plus en plus la population française, et Internet devient un nouveau moyen pour choisir un produit ou un service (32% des Français).

Concrètement, pour la pleine réussite d’un buzz, il doit réunir les ingrédients suivants : être gratuit, innovant, exclusif, amusant ou choquant, rapide, facile à comprendre et à relayer. Comme je l’ai dit plus haut, c’est cet aspect de guérilla marketing qui n’a de limite que votre imagination, et qui est à mon sens celui qui vous apportera le plus de plaisir dans votre web-business.

 

En Conclusion

La guérilla marketing permet de mettre en place à la fois deux types de grandes stratégies marketing d’entreprise : celle du « me too » (stratégie de Suiveur : je fais comme la concurrence) et celle du « Pionnier » (prendre des risques par l’innovation de quelque forme que ce soit mais aussi réussir là où votre concurrence n’est pas (encore)).

La partie la plus amusante et certainement celle qui aura le plus d’impact sur votre site en matière de visibilité (et également la moins onéreuse) est la création d’un buzz. Et sur ce point, laissez-vous aller, tout ira bien...

Par Christophe Da Silva

publié sur le site: http://www.arkantos-consulting.com/articles-marketing-internet/200703/strategie-guerilla-marketing.php

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Easy Strategy Seminar

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Stratagèmes Pacificateurs

Lors d'un débat, si les 38 stratagèmes de Schopenhauer [1] sont appliqués systématiquement, vous pourrez toujours sortir gagnant. Cependant, ceci aura tôt fait de vous faire une réputation peu enviable et de vous faire détester de tous. Pour que l’adversaire ne se détourne pas, ou pour éviter de faire fuir tout candidat à la conversation, j’essaie de mettre en pratique cette liste de stratagèmes, et ainsi tenter que le débat reste convivial sans risquer qu’une haine destructrice n’en naisse.

* * *

1. Politesse

Je suis toujours surpris de constater la goujaterie de notre époque. Le débat oral est, comme tout combat, une affaire d’honneur. Les formules de politesse impliquant le respect sont un cadre nécessaire. Il faut vouvoyer son adversaire, l’appeler Monsieur, ou bien Madame. Même si le débat s’envenime, l’observation de cette règle de principe nous rappelle continuellement que nous choisissons délibérément de rester convivial. Le déshonneur est la première faiblesse à esquiver. Ce point d’honneur devrait nous indiquer dès le départ avec qui nous ne devons pas engager la conversation.

2. Appel à la noblesse

Il faut tout de suite dénoncer les insultes comme inadmissibles dans un débat. Le stratagème qui consiste à « diminuer » l’autre afin de prendre le dessus sur lui ne sert pas notre cause. Les insultes sont les armes du faible. En effet, quelle est la gloire à vaincre une vermine? Nous serons d’autant plus glorieux dans un débat que nous aurons su reconnaître sincèrement la valeur de notre adversaire, quitte à la surestimer. Surestimer notre adversaire nous apportera davantage de gloire à le combattre. Il est plus glorieux de perdre un combat devant un adversaire estimable que de le gagner face à un adversaire minable.

Ceci vaut tout aussi bien pour le mépris et le harcèlement. Quelle peut être l’intérêt à engager un débat avec une personne méprisable?

3. Parler le même langage

J’ai souvent été surpris de constater combien efficacement le jeu peut se dégonfler dès le départ en entendant répondre dans une autre langue à une question visiblement provocatrice. Un débat passe par la parole. Si nous ne nous entendons pas dès le départ sur la signification des mots, il tombe à plat. Il n’y a rien pour désamorcer l’hostilité comme d’être incapable de comprendre son interlocuteur. Pour débattre, il faut être compris.

C’est d’ailleurs le plus solide ciment dans ma relation amoureuse. Ma langue maternelle est le français québécois et celle de ma compagne est le taïwanais. Nous communiquons le plus souvent en français et parfois en anglais mais, à chaque fois que l’irritation me gagne envers elle, je ne peux aller plus loin. En effet, comment pourrais-je être certain que ce qu’elle a dit est véritablement ce que j’en ai compris? Cette barrière de langage m’incite au respect.

Je ne peux confronter celui dont je doute qu’il ait voulu dire autre chose que ce que j’aie compris sans démontrer ma propre mauvaise foi.

Si nous pouvions seulement nous apercevoir que, même en parlant la même langue, la signification des mots que nous utilisons est souvent si différente qu’en réalité nous ne parlons pas de la même chose, ça nous éviterait la familiarité qui engendre le mépris. Comment mépriser ce que nous ne connaissons pas? Le respect s’imposerait alors de lui-même.

4. Maïeutique

Pourquoi ne pas faire confiance à la capacité des gens de raisonner par eux-mêmes? N’est-il pas ennuyant de se faire imposer des jugements tout faits par des affirmations qui ne nous laissent pas le plaisir d’avoir réfléchi par nous-mêmes? Dans un débat, ne vaut-il pas mieux se montrer intéressé à la façon de penser des autres que de discourir en soliloque? Si nous détestons nous faire imposer des idées toute faites, comment se fait-il que nous en soyons si prodigues? L’observateur sera-t-il davantage impressionné par un débatteur qui, par des questions, reste ouvert à son interlocuteur ou par celui qui ne cesse d’affirmer péremptoirement ses opinions?

5. Parler en JE

Je dois parler uniquement à la première personne du singulier et n’exprimer que mes sentiments personnels. Il est impossible de contredire une position personnelle puisque le point de vue individuel est inaliénable. Je suis ce que je suis, et personne ne peut me contredire puisqu’il n’y a rien de plus authentique que ma sincérité envers moi-même.

Il se peut que je mente délibérément ou que je me mente à moi-même. Mais si je suis sincère et que mon interlocuteur ne cesse de me diaboliser avec sa suspicion et son scepticisme, je saurai alors que ces mauvais sentiments habitent en lui, et qu’il cherche à les exorciser en les projetant sur moi. Dans ce cas, il est plus à plaindre qu’à blâmer.

6. Écouter attentivement

Comme il est difficile de faire taire notre discours intérieur alors que nous sommes sur la défensive et que chaque argument avancé par notre adversaire est perçu comme une attaque personnelle! Comme s’il était sacrilège d’énoncer des paroles qui sont contraires à nos positions, nous refusons de laisser profaner notre esprit par des « croyances impies »! C’est ici que la plupart des débats s’arrêtent et deviennent des dialogues de sourds, des soliloques. Chacun répète son dogme pour se convaincre lui-même.

Pourtant, la répartie sera d’autant plus judicieuse si l’on prend l’attitude d’écouter attentivement l’adversaire. Les dialogues de sourds ne servent personne. En effet, comment oser prétendre avoir démontré son point de vue si l’adversaire fait la sourde oreille et divague dans sa propre direction? Il importe donc d’être attentif sinon vous serez disqualifié parce que vous ne serez pas pertinent dans vos répliques.

7. L’initié et le spécialiste

Deux positions opposent souvent les débatteurs :

a) Affirmer que l’opinion de notre interlocuteur n’a aucune crédibilité parce qu’il a trempé dans le domaine, donc, en tant qu’initié, son affirmation (ou opinion) est nécessairement biaisée par un parti pris subjectif.

b) Et à l’opposé, affirmer que notre interlocuteur, ne peut parler en connaissance de cause puisqu’il n’est pas un spécialiste. Étranger au domaine dont il est question dans le débat, il n’y connaît donc rien. Sa position n’est qu’une opinion personnelle invalide.

Refuser au non spécialiste de se prononcer sur un sujet qui le concerne serait aussi odieux que de faire taire un spécialiste sous prétexte que ses connaissances l’empêchent d’avoir un regard objectif sur le sujet débattu.

Chaque position n’a-t-elle pas le droit de s’affirmer? Faire état de cette double réalité aide à resituer le débat dans le contexte relatif des connaissances limitées ou spécialisées de chacun des adversaires.

Ex : « Le fait que vous travailliez dans le domaine discrédite votre position puisque celle-ci est nécessairement biaisée. Votre manque d’objectivité vous discrédite »

et

« Vous n’êtes pas un spécialiste. Votre ignorance des aléas du métier vous met dans l’impossibilité de parler en connaissance de cause »

donc

« Tout ce que nous pouvons affirmer est inscrit dans le cadre des limites de nos connaissances respectives lesquelles sont forcément subjectives ou limitées.

8. Distinguer la pensée de la personne

Pour éviter de blesser, il faut distinguer l’idée de la personne qui l’émet. Une personne est intègre et son être est immuable. Sa pensée, de même que ses actions sont changeantes. On peut influencer la pensée de quelqu’un ou sa manière de se comporter. On ne peut jamais changer la personne elle-même. Les gens ont tendance à s’identifier à leurs idées et leurs réalisations de telle sorte qu’ils se cristallisent autour d’une manière d’être alors qu’ils sont tout à fait libres de changer d’idée ou de comportement.

Dans un débat, il faut s’attaquer aux idées et non à la personne. L’adversaire admettra volontiers que, sur le plan des idées, puisque l’expérience varie d’une personne à l’autre, chacun a droit à son opinion ; mais à juste titre, il se vexera facilement s’il est attaqué personnellement.

Ex. : Il faut spécifier : « Je m’oppose à ce que vous dites, je ne suis pas d’accord avec votre idée » et non « Je m’oppose à vous, je ne suis pas d’accord avec vous. »

9. Bon joueur diplomate

J’ai toujours besoin, dans un débat, de me rassurer sur l’opinion que l’adversaire a de sa propre force. Je veux savoir à quel point il se sent à l’aise ou menacé par ce jeu. Je veux aussi savoir ce qu’il pense de moi. Me voit-il comme un adversaire nul, amical, redoutable ou mortel.

Je donne alors un mauvais argument à l’adversaire pour lui donner le plaisir d’avoir raison. Cette feinte peut nuire à ma crédibilité mais sa réaction m’est alors très instructive sur sa position face au débat. S’il est bon joueur, il tournera la chose en boutade et j’aurai compris que ce débat nous amuse tous les deux et qu’il y prend plaisir en même temps que moi. S’il le démolit rapidement, fier d’avoir pu l’écraser si facilement, c’est que j’ai affaire à un adversaire sérieux qui est sur la défensive ; il est fragile et a besoin de mes erreurs pour vaincre. S’il s’en sert ad nauseam pour appuyer sa thèse démontrant par celui-ci que « toute » ma pensée est invalide, je sais alors que j’ai affaire à un croyant dont la foi est si précieuse qu’il ne peut admettre un débat ; il se sent très menacé par ma position ; pour lui, il faut que le perdant se rallie à sa manière de penser ; il n’y a pas de place dans le monde pour nos deux manières de le concevoir.

Ce mauvais argument peut aussi avoir pour effet de le stimuler à participer plus avant. Il ne faut donc pas hésiter à se tromper en faisant croire de bonne foi que nous ne sommes pas infaillible et que notre adversaire est brillant d’avoir eu l’adresse de déceler cette faille dans notre raisonnement. Cette attitude le mettra à l’aise à son tour de continuer et ce débat sera peut-être fécond.

10. Avouer notre ignorance

Il est stupéfiant de constater combien vous désarmerez votre adversaire en avouant tout simplement votre ignorance. Je me suis toujours interrogé à savoir si l’ignorance n’a pas une quelconque forme de supériorité sur la connaissance. On peut reprocher à quelqu’un de mal connaître, d’expliquer maladroitement, de trafiquer l’information, mais comment lui reprocher tout simplement de ne pas savoir?

11. Utiliser l'humour

Il arrive parfois que l’on rencontre un adversaire qui prenne le jeu trop au sérieux, s’emporte facilement et devienne menaçant. Nous pourrons alors utiliser l’humour pour essayer de désamorcer le conflit. Il ne faut pas hésiter à ironiser sur soi-même puisque c’est une tactique gagnante. Ceci aura l’avantage de détendre l’atmosphère et de remettre les adversaires dans le contexte de cette polémique : un jeu de mots, rien qu’un jeu.

Il faut bien sûr à tout prix éviter d’ironiser sur le dos de notre adversaire. Ceci aurait l’effet inverse de celui recherché.

12. Accepter ses torts

Savoir encaisser les coups fait partie des qualités d’un bon combattant. Vouloir les éviter systématiquement dénote une certaine fragilité. Avoir toujours raison est l’apanage du faible. On le reconnaît lorsque l’adversaire examine chacune de nos phrases et trouve à les disqualifier toutes. Ce genre d’adversaire nous informe qu’il se met en position défensive maximale puisqu’il considère chacune de nos pensées, chacun des termes de la construction de notre pensée, comme une menace.

Comme une personne très méticuleuse perd trop de temps à s’attarder sur chaque détail, l’hyper défensif perd de vue l’ensemble du débat et court à sa perte. Il vaut mieux encaisser quelques pertes mineures et gagner la bataille.

Cette attitude permet le plus souvent un rebondissement favorable en notre faveur.

13. Accorder le dernier mot

Curieusement, la plupart des participants à un débat cherchent à avoir le dernier mot et pourtant, ils restent sur leur faim après l’avoir obtenu. C’est que nous voulons gagner, et l’absence de répartie indique tout simplement que l’adversaire s’est retiré du jeu mais non pas qu’il nous donne raison. Avoir le dernier mot ne dit rien sur les nombreuses raisons qui peuvent avoir incité l’adversaire à se retirer. Nos arguments l’ont-ils convaincu? Est-il simplement à court d’arguments ou définitivement « bouché »? A-t-il un autre rendez-vous? Est-t-il simplement las d’une discussion stérile qu’il juge, après tout, futile? Etc. Il sera d’autant plus médusé que si vous lui avez donné une solide répartie, il se doutera que vous pourriez trouver d’autre arguments et refusera de croire que vous lui ayez véritablement donné le dernier mot.

Si nous appliquons avec trop d’emphase les stratagèmes de Schopenhauer pour avoir toujours raison, l’adversaire se lasse et s’éclipse.

L’embêtant, c’est que l’issue d’un débat fait presque toujours deux perdants puisque, la plupart du temps, on ne recherche pas à faire émerger la vérité sur une situation donnée mais à gagner sur l’autre. Alors, vaut mieux donner le dernier mot avant que le débat ne s’envenime inutilement.

14. Observer le silence

Il arrive parfois que la seule stratégie possible soit d’observer le silence avant même que le débat ne commence. Cette attitude éteignoir gagne sur l’adversaire avant même qu’il ne s’enflamme. Avec certaines personnes trop friandes de polémiques, il faut parfois utiliser ce stratagème régulateur. Sans répartie, le maître de l’éristique ne pourra jamais avoir raison de vous.

15. Ça ne m'intéresse pas

Tout dialecticien cherche à nous faire croire que le débat qu’il nous propose est vital et sera étonné de constater que nous acceptons très bien de vivre sans aucun intérêt pour le sujet qui le préoccupe. L’éristique est un jeu parmi tant d’autres. Avouer notre manque d’intérêt pour la polémique nous met à l’abri des argumentations stériles.

16. Je suis fatigué

Un débat suscite souvent une montée d’adrénaline et nous stimule énormément. Quel plaisir que d’échanger nos idées avec les autres et de se sentir intelligent! Débattre d’un sujet apporte et demande une grande quantité d’énergie. Cette activité est aussi épuisante. Il faut parfois demander à notre partenaire d’arrêter le jeu pour simple cause de fatigue.

À l’opposé, si on rencontre un partenaire particulièrement coriace qui cherche le moindre pou et ne veut concéder sur rien, il « bouffe notre énergie ». Au contraire de nous stimuler, il nous fatigue. De guerre lasse, vaut mieux abandonner.

17. Fin de la partie

Si la partie est jouée avec noblesse, équité et respect de notre partenaire, on ne peut nous reprocher d’avoir toujours raison. Cet aveu de l’adversaire sonne le glas de la fin de la partie.

Ex. : « On sait bien, tu as toujours raison ».

Peut-on avoir tort d’avoir raison?

L’embêtant, c’est que cette fin de partie laisse les deux adversaires sur un sentiment mitigé. Celui qui a perdu porte la rancœur et celui qui a gagné ne sait jamais véritablement à quelle profondeur il a blessé l’autre et comment celui-ci va se venger.

J’ai souvent remarqué que la sagesse populaire nous portait spontanément à terminer une discussion par une boutade pacificatrice. Après tout, n’est-il pas plus important de savoir apprécier celui qui nous a permis de deviser avec lui que de gagner sur lui? Quel que soit l’issue de la partie, c’est grâce à ce partenaire que j’ai pu tester mes idées. Je dois donc trouver une façon de lui dire mon estime.

Ce stratagème pacificateur correspond pour moi au salut respectueux de fin de combat pratiqué dans les arts martiaux. Ce salut rappelle à notre adversaire que quelle que soit l’issue du combat, nous ne serions rien sans lui. Il a donné vie à nos idées et il nous a permis de mieux se connaître soi-même.

18. Logique implacable

La première règle implicite dans un débat, c’est que les adversaires s’entendent sur l’observation des principes de la logique dans l’argumentation. Mais celle-ci peut elle garantir la vérité et l’issue d’un débat?

Certains adversaires s’attaquent systématiquement à la validité de la logique de nos arguments. Kant nous a démontré que l’existence de Dieu est tout aussi irréfutable qu’indémontrable. La logique a ceci de paradoxal qu’elle peut tout aussi bien démontrer sans faille (ou tout au moins en apparence) une chose et son contraire.

Certains arguments relèvent davantage de la foi que de l’aboutissement d’un raisonnement cohérent même si nous prétendons être convaincus (!!!) du contraire. Le bon sens ne va pas toujours de pair avec la logique. Bon nombre d’arguments sont basés sur une reconnaissance initiale de certains faits qui n’ont pas à être prouvés. Dans sa démarche, Descartes a d’abord eu besoin de « prouver » l’existence de Dieu avant de pouvoir aller plus loin. Sans cette prémisse, tout son système philosophique s’effondre. Si un adversaire est pris en défaut dans sa logique, il pourra toujours remonter en amont dans les prémisses de la discussion pour remettre en cause ces « évidences » initiales.

Mettre en cause systématiquement tous les faits ne vaut pas mieux que d’admettre d’emblée, sans preuves valables, des prémisses douteuses. La logique implacable nous enferme dans un système de réflexion où rien d’autre n’existe qu’une parfaite mécanique sans faille, nous faisant oublier qu’elle est avant tout une prison dans laquelle nous sommes notre propre geôlier, gardien de la « foi » en cette logique.

19. Tendre l'autre joue

On peut donner délibérément raison à son adversaire quitte à lui fournir des arguments sans valeur pour qu’il ait le plaisir de les démolir. Ceci aura pour effet de nous faire perdre la partie mais d’attirer la sympathie de l’observateur humaniste qui, bonne âme, cherche toujours à consoler le faible. Ce stratagème aide à annuler l’empressement du joueur qui cherche toujours à gagner sur l’autre. Mieux vaut accepter de perdre une joute éristique pour que la paix règne que de risquer d’en venir aux coups. La paix vaut mieux que la vérité, disait Voltaire.

N’oubliez jamais que l’animal trop blessé n’a plus rien à perdre, c’est à ce moment que ses forces décuplent et qu’il peut vous assener un coup mortel. Cyrano de Bergerac est l’exemple type du maître de la polémique qui a eu tort de toujours avoir raison. N’admettant jamais le bien-fondé de la position de ses interlocuteurs, on ne pouvait jamais le trouver en défaut dans ses assertions. Mais il a semé la haine dans le cœur de ceux avec qui il exerçait sa dialectique et il a fini par être sournoisement assassiné.

20. Le pouvoir de la victime

Dans certains débats, la victime attirera d’avantage de sympathie que le bon rhétoricien qui écrase systématiquement les arguments de son adversaire. Les observateurs humanistes ont un penchant naturel envers le faible. Gagner une joute oratoire est une chose. S’attirer la sympathie des témoins peut être un gain préférable. On peut alors exhiber une blessure « victorieuse », celle-ci témoignant de la méchanceté de notre adversaire.

21. Qui perd gagne

Si l’échange vous a appris quelque chose vous n’êtes pas perdant. En ce sens, le perdant gagne toujours davantage que le gagnant. Il trouvera dans un autre débat le moyen d’ajuster son tir et de se déprendre des pièges qui l’ont mené à sa perte dans les discussions précédentes.

22. Rien qu'un jeu

Après tout la dialectique n’est qu’un jeu. Rien de vital n’est en jeu. C’est « parler pour parler » comme disent les Québécois. Il est inutile de s’en servir pour détruire les autres et se détruire soi-même. Comme pour le sport, les jeux de hasard ou l’alcool, si ce jeu ne vous amuse plus, cessez de jouer, faites autre chose. À ce jeu, certains sont plus doués. Le reconnaître et tirer votre révérence vous permet de vous en sortir honorablement et de chercher une activité pour laquelle vous avez davantage de talent. Et si vous gagnez systématiquement à ce jeu, prenez soin de vos adversaires. Sans eux, vous n’auriez pas pu développer cette habileté. Ils sont complémentaires et indispensables à votre adresse.

Pour terminer

Bien entendu, chacun de ces stratagèmes pacificateurs peuvent être considérés comme des feintes de mauvais aloi. Jamais aucun bon joueur ne pourra convaincre un malicieux qu’il est de bonne foi. Puisque le joueur malicieux ne peut voir le monde autrement qu’à travers le filtre de sa propre malice, il est incapable de reconnaître la bonne foi.


[1] Schopenhauer, L’Art d’avoir toujours raison, Éditions Mille et une nuits, © 1983.

Par Franois Brooks, publié sur le site: http://www.philo5.com/Cogitations/031011%20Stratagemes%20pacificateurs.htm

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01 juillet 2008

12 stratégies marketing pour nous changer la vie

Vaincre les réticences des consommateurs, c’est tout l’art du marketing. Et si on adaptait quelques techniques à notre vie quotidienne et qu’on les testait sur notre entourage...

 

Mon homme n’est pas bavard, moi j’ai besoin de dialogue

Stratégie : la publicité participative

Technique : faire participer les consommateurs à l’élaboration d’un produit. C’est la dernière tendance. Au printemps, un New-Yorkais a collé 15 000 bulles vierges sur des publicités placées dans les rues ou le métro. L’objectif: donner aux passants l’occasion d’exprimer ce qu’ils voulaient. Il en a ensuite fait un livre.

Adaptation : vous photocopiez une photo souriante de votre héros, en collant une bulle devant sa bouche. Placez les tirages aux endroits de passage de votre cible (entrée, penderie, table de nuit, salle de bains, porte du réfrigérateur) avec un stylo à proximité. S’il ne sourit même pas, où ne peut plus rien pour vous.

 

La nouvelle (trop charmante) assistante de mon mari vient dîner

Stratégie : la guérilla marketing

Technique : l’art de faire la guerre à ses concurrents. Cette approche se fonde sur des pratiques marketing de nature non conventionnelle. Donc, les seules limites sont celles de l’individu qui la mène : tout peut être envisagé.

Adaptation : composez un menu servi dans des assiettes individuelles. En entrée : taboulé libanais, celui qui engloutit quatre bouquets de persil plat. Puis un plat de spaghettis aux coques (dans l’assiette de votre invitée, servez un unique spaghetto de 1,50 m). Et en dessert, une belle tarte aux myrtilles. Placez le couvert de votre cible bien en face de celui de votre chéri, puis savourez le spectacle : ses incisives mouchetées, ses joues de hamster et sa langue de chow-chow... 

 

J’ai beau faire des prouesses au bureau, je reste dans l’ombre

Stratégie : le marketing viral ou buzz

Technique : la force du marketing viral est d’entrer en contact avec des personnes via une relation, un ami ou un collègue capable de véhiculer le bon message par le moyen du buzz, technique qui repose principalement sur le bouche à oreille.

Adaptation : dans un premier temps, au bureau, persévérez dans l’excellence. Mais désormais, à la fin de vos missions, demandez par mail, à vos clients, s’ils sont satisfaits de votre travail. Et envoyez une copie de leur réponse dithyrambique à votre hiérarchie, pour info. Si on vous félicite spontanément, demandez toujours à votre cible d’en buzzer trois mots à votre boss.

 

A côté de cette collègue à forte personnalité, je n’existe plus

Stratégie : le benchmarketing

Technique : transgression d’une règle fondamentale apprise à l’école, celle de ne pas copier sur son voisin ! A une nuance près et de taille : cette fois, on ne copie que les meilleurs.

Adaptation : dans un premier temps, observez à la loupe votre collègue pour repérer les ingrédients de sa personnalité « impactante ». Notez sa gestuelle lente, précise et arrondie, sa façon de parler peu, toujours en dernier, en commençant ses phrases par « bon... », ses silences éloquents, son recul amusé sur les événements. Ajoutez votre touche personnelle. Devenez, vous, « aspirationnelle » : celle à laquelle on veut ressembler. Soit la même, en mieux

 

J’ai envie d’organiser une fête sans me prendre la tête

Stratégie : la flash mob

Technique : une mobilisation éclair dans un endroit public tenu secret et révélé au tout dernier moment, via le Net. Exemple : une bataille de polochons géante devant Notre-Dame de Paris...

Adaptation : vous proposez à tous vos amis par mail un méga pique-nique dans un parc ou un jardin facile d’accès. S’il fait frisquet, vous oubliez le dîner sur l’herbe et vous les conviez plutôt à boire un petit vin chaud dans un lieu mythique de votre ville, « demain, à 19 h pétantes ! ». Dans les deux cas, chacun apporte sa petite recette... La vôtre sera celle d’un gâteau au chocolat réalisé en 5 min chrono: souvenez-vous, le thème, c’est « flash ». La fête sans la vaisselle avec bol d’air en prime.

 
Désespérément besoin d’un sèche-linge... mon compagnon s’est polarisé sur un iPhone

Stratégie : le marketing expérimental

Technique : créer un événement décalé et surprenant pour attirer l’attention. En 2005, la marque LG Electroménager a installé des machines à laver dans un bar parisien pendant un mois pour que les consommateurs puissent tester les appareils. Tous les médias en ont parlé.

Adaptation : le temps d’un week-end, transformez votre double living en campement tzigane. On ne doit plus pouvoir s’asseoir sur les chaises, coiffées de caleçons humides, ni même allumer la télé, ensevelie sous une housse de couette king size. Sur la table basse, un test comparatif sur les sèche-linge à chargement frontal semble tombé tout droit du ciel. Travaillez bien votre air étonné pour que votre cible ne puisse pas vous soupçonner d’avoir organisé l’événement.

 

Mon mari est un vrai papa poule, impossible de s’échapper à deux

Stratégie : le marketing furtif

Technique : en résumé, cela consiste à communiquer en évitant que l’origine du message puisse être identifiée comme provenant de la marque en question.

Adaptation : demandez à votre mère de réclamer vos anges deux jours, rien que pour elle. Auparavant, en coulisses, vous les avez chauffés pour qu’ils hurlent « Oh oui, un week-end chez mamie ! » Et vous apaisez ce début d’insurrection en annonçant à votre compagnon: « Ça tombe bien, Sylvie nous prête son studio à Cabourg. »

 
Ma belle-mère vient passer le week-end, je rêve d’enfants modèles

Stratégie : le teasing

Technique : elle consiste à susciter l’impatience des consommateurs en annonçant l’arrivée d’un produit bien avant sa sortie, en dévoilant progressivement quelques-unes de ses caractéristiques ou en le montrant partiellement.

Adaptation : vous promettez un super cadeau à votre brochette d’agités s’ils font un gros effort pour passer les pistaches et débarrasser la table quand mamie sera là. Vous ne lâchez rien sur la surprise promise en échange, si ce n’est quelques indices : du fourrage, une balle, des chips de banane... Ils pressentent alors un truc énorme et n’ont jamais été aussi mignons de tout un week-end depuis leur premier rot. Bon ben, vous voilà maintenant au pied du mur. Pour rester crédible, il va falloir leur offrir… un cochon d’inde.

 
Ma fille étudie davantage la Nouvelle Star  que sa philo 

Stratégie : le marketing Human Touch

Technique : humaniser un service en apportant une valeur ajoutée et un « supplément d’âme ». Sur le Net, cela consiste à accompagner et à fidéliser les visiteurs d’un site.

Adaptation : « fidéliser » votre cible à René Descartes peut vous paraître une mission impossible. Mais en vous plongeant dans ce précieux petit guide, La philo des paresseuses (voir l’encadré à lire), vous allez constater qu’il existe bien des points communs entre votre fille.., et René Descartes. Et vous allez le lui faire savoir. Lui aussi avait un penchant certain pour le repos et dormait jusqu’à 10 h par nuit. Comme votre fille, il était spécialiste du doute, du détachement et du recul critique. Grâce à vous, René descend de son piédestal de penseur empesé et prend même une dimension charismatique aux yeux de votre fille. Par la suite, vous pourrez même poser votre human touch sur Marx (qui a frappé son père jusqu’à l’âge de 30 ans), sur Kant (qui a inventé le porte-jarretelles) et même sur Socrate (qui empestait le bouc). Ce n’est pas Julien de la Nouvelle Star qui peut se prévaloir d’autant de génie... 

  
Je m’épuise à vociférer «  A table ! »

Stratégie : le one-to-one

Technique : par opposition au marketing de masse, le one-to-one permet de s’adresser d’une manière individualisée à chaque cible.

Adaptation : étudiez bien votre cible afin d’identifier son plat préféré. Guacamole pour votre fille, polenta pour son frère, jambon Serrano pour leur père. A l’heure critique, annoncez les plats sans vous époumoner. Vous pouvez même ajouter pour le plus récalcitrant: « Active le chat sniffe ton assiette ! » Inconvénient majeur : la multiplication des menus.

 

Mon fils traîne avec ses copains... et il a DST de maths demain

Stratégie 1 :le phoning

Technique : l’utilisation du téléphone à la chaîne pour communiquer.

Adaptation : l’enjeu étant qu’il décroche son téléphone et donc qu’il ne sache pas que vous êtes à l’autre bout du fil, vous pouvez masquer votre numéro ou l’appelé d’autres portables, prêtés par des âmes compréhensives qui ont le même genre de cible à la maison.

Stratégie 2 : le marketing mobile

Technique : le SMS comme moyen de communication... à condition de bien en connaître le langage.

Adaptation : vous tapez sur votre mobile ce message glaçant « Wétu? Tufékoi? Vi 1 ! TT2 suite ! » (traduction : où es-tu ? Tu fais quoi? Viens! Tout de suite!). Et vous envoyez

 

On a aussi testé pour vous

· Le street marketing. Cette technique consiste à aller là où se trouve la cible. Un message à faire passer à l’homme de votre vie ? Glissez un petit mot sous l’essuie-glace de sa voiture...

· Le marketing sensoriel. L’objectif est de solliciter un ou plusieurs des cinq sens du consommateur pour favoriser son bien-être. Que lui préparez- vous à dîner ce soir ? Et dans quel but inavoué ?

· Inventez votre technique. Par exemple, le Iegwork marketing. Le legwork consiste à porter des talons très hauts avec charme et élégance. Montez un événement qui mélange charme et sport. Chaussez des talons aiguilles et investissez le salon pour une séance de gym avec un final trench cancan qui fera parler de vous très longtemps (DVD legwork sur www.legworkdvd.com).

A lire :

· Le bon marketing de soi, pour en finir avec l’échec, de B. Bloch-Tabet et C. Pelé-Bonard, éd. Chiron.

· La philo des paresseuses, de S. Brusset-Gervasi, éd. Marabout

· Le pouvoir de l’illusion, les clés de votre réussite, de Jacques H. Paget, éd. Plon.

 
©Victoria juin, publié dans Avantages Magazine, mai 2008

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Les 48 lois du pouvoir

Robert Greene a publié en 1998 "48 Laws of Power" qui se veut être une distillation de 3000 ans d'histoire du pouvoir. Il souhaite synthétiser dans son œuvre la sagesse de grands penseurs tels Machiavel, Sun-Tsu ou encore Clausewitz. Voici résumé ici, et en français, un livre que j'ai beaucoup apprécié (comme beaucoup dans son genre dont je parlerai ici) et qui demande une grande réflexion sur chaque loi.
Evidemment, que ceux qui croient encore que le monde est beau et les gens gentils et bien attentionnés, passez votre chemin. On est dans la vie réelle ici...

 LOI 1 : Ne faites jamais de l’ombre au maître.
Laissez toujours ceux au dessus de vous se sentir confortablement supérieurs. Dans votre désir de plaire ou de les impressionner, ne mettez pas trop en jeu vos talents ou vous provoquerez l’effet inverse : inspirer de la crainte ou de l’insécurité. Laissez vos maitres apparaitre plus brillants qu’ils ne le sont, et vous atteindrez le sommet des pouvoirs.

LOI 2 : Ne mettez jamais trop de confiance dans vos amis,
Apprenez à utiliser vos ennemis.
Soyez attentifs à vos amis, ils vous trahiront plus facilement, et seront plus facilement tentés par la jalousie. Ils deviennent aussi plus frustrés et plus tyranniques. Mais utilisez un vieil ennemi et il sera plus loyal qu’un vieil ami, parce qu’il a plus a prouver. En fait vous avez plus à craindre de vos amis que de vos ennemis. Si vous n’avez pas d’ennemis, trouvez un moyen de vous en faire.

LOI 3 : Cachez vos intentions.
Laissez les gens en porte à faux et dans l’obscurité en ne révélant jamais le but derrière vos actions. S’ils n’ont aucun indice de ce que vous allez faire, ils ne peuvent préparer aucune défense. Guidez les suffisamment vers la fausse direction, enveloppez les avec suffisamment de brouillard et au moment où ils découvriront vos intentions il sera trop tard.

LOI 4 : Dites-en toujours moins que nécessaire.
Quand vous cherchez à impressionner les gens avec vos paroles, plus vous en dites, plus vous paraissez banal, et moins vous maitrisez la situation. Si vous dites quelque chose de banal, ce sera original si vous restez vague, et ouvert d’esprit. Les puissants impressionnent et intimident en disant peu. Plus vous parlez, plus vous avez de chances de dire quelque chose d’absurde.

LOI 5 : Tout dépend de la réputation, défendez la à tout prix.
La réputation est la pierre angulaire du pouvoir. Juste avec la réputation vous pouvez intimider et vaincre. Si elle s’effondre, vous devenez vulnérable et attaqué de toutes parts. Construisez votre réputation de manière inébranlable. Soyez toujours en alerte des attaques potentielles et contrez-les avant qu’elles n’apparaissent. Apprenez également à détruire la réputation de vos ennemis en ouvrant des brèches dans leur réputation. Ensuite restez en dehors et attendez que l’opinion publique les descende.

LOI 6 : Créez l’attention à tout prix.
Tout compte sur l’apparence, ce qui est invisible ne compte pour rien. Ne vous perdez jamais dans la foule, ou périssez dans l’oubli. Levez vous. Soyez visible à tout prix. Soyez magnétique, apparaissez plus grand, plus coloré, plus mystérieux que les masses transparentes et timides.

LOI 7 : Faites faire le travail par les autres, récoltez en le crédit.
Utilisez la sagesse, la connaissance, le travail des autres pour nourrir votre propre cause. Cette assistance ne vous épargne pas seulement du temps et de l’énergie précieux, elle vous apporte une aura divine d’efficacité et de rapidité. A la fin, on oubliera vos collaborateurs mais on se souviendra de vous. Ne faites jamais vous-même ce que d’autres peuvent faire pour vous.

LOI 8 : Faites venir les gens à vous, utilisez l’enchère si nécessaire.
Quand vous forcez quelqu’un à faire quelque chose, vous êtes celui qui contrôle. Il est toujours plus efficace de faire venir votre adversaire à vous, abandonnant ses propres plans pour les vôtres. Appâtez-le avec de fabuleux gains, ensuite attaquez. Vous tenez les cartes en main.

LOI 9 : Gagnez toujours par vos actions, jamais par vos arguments.
Un triomphe éphémère via l’argumentation crée un ressentiment plus fort et plus long qu’un changement d’opinion. Il est plus profitable de réunir l’assentiment de l’autre par ses actions sans dire un mot. Démontrez, n’expliquez pas.

LOI 10 : Empoisonnement : évitez le malheureux et le malchanceux.
Vous pouvez mourir de la misère de quelqu’un d’autre, les états émotionnels sont aussi toxiques que les maladies. Vous pouvez croire aider la personne en désespoir, mais vous ne faites que vous précipiter vers votre propre désastre. Les infortunés créent souvent le malheur sur eux-mêmes et aussi autour d’eux. Associez vous plutôt aux heureux et fortunés.

LOI 11 : Apprenez à rendre les gens dépendants de vous.
Pour maintenir votre indépendance vous devez toujours être demandé et sollicité. Plus vous êtes connecté, plus vous avez de liberté. Rendez les gens dépendants de vous pour leur gaieté et leur prospérité, vous n’aurez rien à craindre. Ne leur enseignez jamais tout pour qu’ils puissent se passer de vous.

LOI 12 : Jouez sur  l’honnêteté et la générosité pour désarmer vos victimes.
Un acte sincère et honnête en couvrira une douzaine de malhonnêtes. Les actes de franchise et d’honnêteté désarment même les gens les plus soupçonneux. A partir du moment où votre honnêteté ouvre une brèche dans l’armure de votre adversaire, vous pourrez le décevoir et le manipuler avec soin. Un don de temps, un cheval de Troie, serviront les mêmes fins.

LOI 13 : Quand vous demandez de l’aide, faites valoir l’intérêt personnel de l’autre,
Ne demandez jamais sa pitié ou sa gratitude.
Si vous nécessitez l’aide d’un ami, ne lui rappelez pas votre assistance ou vos dons précédents. Il trouvera une manière de vous ignorer. Plutôt, trouvez dans votre requête ou votre alliance quelque chose qui lui sera bénéfique, et faites en une panacée. Il répondra avec enthousiasme quand il y trouvera un intérêt personnel.

LOI 14 : Positionnez vous comme un ami, travaillez comme un espion.
Connaitre votre rival est critique. Utilisez des espions pour récolter de l’information qui vous laissera toujours un coup d’avance. Encore mieux : soyez vous-même l’espion. Dans les récoltes sociales, apprenez à questionner indirectement de manière à récolter des faiblesses et des intentions. Toute occasion est bonne pour espionner artistiquement.

LOI 15 : Détruisez totalement votre ennemi.
Tous les grands meneurs savaient qu’un ennemi craint doit être détruit complètement. (Quelquefois ils l’ont su de la mauvaise manière). Si une braise reste allumée, peu importe de quelle manière elle se consume, le feu reprendra finalement. La défaite est d’autant plus grande lors d’un arrêt à mi-course que lors d’une destruction totale: l’ennemi se relèvera et cherchera revanche. Détruisez le, pas seulement physiquement mais également spirituellement.

LOI 16 : Utilisez l’absence pour augmenter votre respect et votre honneur.
Trop de présence fait tomber le prix : plus vous êtes vus et entendus, plus vous apparaissez commun. Si vous êtes déjà établi dans un groupe, vous en retirer temporairement fera parler plus de vous, voire plus admiré. Vous devez savoir quand partir. Créez de la valeur avec de la rareté.

LOI 17 : Créez un climat de terreur, cultivez un air d’imprévisibilité.
Les humains sont des créatures avec un profond besoin de voir de la familiarité dans les actions des autres. Votre prévisibilité leur donne un sentiment de contrôle. Changez les lois : soyez volontairement imprévisible. Les comportements qui ne semblent pas avoir de but ou de consistance les laissent en porte à faux, et ils se sortiront d’eux même pour tenter d’expliquer vos comportements. A l’extrême cette stratégie peut intimider et terrifier.

LOI 18 : Ne construisez pas des forteresses pour vous protéger, l’isolement est dangereux.
Le monde est dangereux et les ennemis sont partout, tout le monde doit se protéger. Une forteresse semble être le plus sûr. Mais l’isolement vous expose à plus de dangers qu’elle ne vous protège : elle vous coupe d’informations vitales, elle vous rend ostensible et donc une facile proie. Il est plus avantageux de naviguer dans la foule, de trouver des alliés à intégrer. Vous êtes protégés de vos ennemis par la foule.

LOI 19 : Sachez avec qui vous traitez, n’offensez pas la mauvaise personne.
Il y a plein de gens différents dans le monde, et vous ne pouvez pas assurer que tout le monde réagira à votre stratégie de la même façon. Décevez ou écartez une personne et elle passera le reste de sa vie à chercher revanche. Ces personnes sont des loups déguisés en agneaux. Choisissez vos victimes et vos adversaires avec attention, ensuite n’offensez ou ne décevez pas la mauvaise personne.

LOI 20 : Ne vous dévouez à personne.
C’est toujours l’idiot qui s’empresse de prendre parti. Ne vous dévouez à aucune cause si ce n’est la vôtre. En maintenant votre indépendance, vous devenez le maître des autres, manipulant les uns contre les autres, les faisant suivre votre voie.

LOI 21 : Jouez l’imbécile pour attraper un imbécile, paraissez plus bête que votre cible.
Personne n’aime se sentir plus stupide qu’un autre. Le truc est de faire croire à vos victimes qu’elles sont plus intelligentes que vous. Une fois convaincues elles ne suspecteront jamais que vous avez d’autres motivations.

LOI 22 : Utiliser la tactique de l’abandon, transformez la faiblesse en puissance.
Quand vous êtes plus faibles, ne vous battez jamais pour l’honneur, préférez l’abandon. L’abandon vous laisse du temps pour reprendre forme, pour tourmenter et irriter votre conquérant, le temps d’attendre que sa force diminue. Ne lui donnez pas la satisfaction de se battre et vous mettre en défaite, abandonnez en premier. En tendant l’autre joue, vous le rendez furieux et le perturbez. Utilisez l’abandon comme un outil de puissance.

LOI 23: Conservez vos forces.
Conservez votre force et énergie en les concentrant en un seul point. Vous gagnez plus en vous concentrant sur un riche filon et en l’approfondissant, qu’en naviguant d’un filon à l’autre. L’intensité bat toujours l’extension. Quand vous recherchez des sources de pouvoir pour vous étendre, trouvez le bon boss, la bonne vache à lait qui vous donnera du lait pour longtemps.

LOI 24 : Jouez le parfait courtisan.
Le parfait courtisan réussit dans un monde où tout tourne autour du pouvoir et de la dextérité politique. Il maitrise l’art du contournement, il flatte les supérieurs, et répand le pouvoir sur les autres avec grâce. Apprenez et appliquez les lois de la Cour et vous gravirez les échelons sans limites.

LOI 25 : Régénérez-vous.
N’acceptez jamais les rôles que la société vous colle. Régénérez vous en vous forgeant une nouvelle identité, une qui attire l’attention et n’ennuie jamais l’audience. Soyez le maitre de votre propre image plutôt que de laisser les autres décider pour vous. Appliquez des connotations dramatiques dans vos gestes et vos actions publiques, votre pouvoir sera décuplé et votre personnalité semblera exceptionnelle.

LOI 26 : Gardez les mains propres.
Vous devez être preuve de civilité et d’efficacité : vos mains ne doivent jamais être souillées par des erreurs et des besoins dégueulasses. Maintenez cette parfaite apparence en utilisant les autres comme bouc émissaires pour déguiser votre implication.

LOI 27 : Jouez sur le besoin de croyance pour créer un esprit culte.
Les gens ont un irrépressible besoin de croire en quelque chose. Devenez le focus de ce besoin en leur offrant une cause, une nouvelle croyance à suivre. Gardez vos mots flous mais plein de promesses, privilégiez l’enthousiasme plutôt que le rationnel et la pensée claire. Donnez à vos nouveaux disciples des rituels à faire, demandez leur des sacrifices pour votre cause. En l’absence de grandes religions et de grandes causes, votre nouvelle croyance vous apportera un pouvoir non dit.

LOI 28 : Entrez dans l’action avec confiance
Si vous doutez de la suite d’une œuvre, ne tentez pas. Vos doutes et hésitations vont infecter votre exécution. La timidité est dangereuse, c’est mieux d’entrer avec confiance. Toutes les erreurs que vous commettez avec audace sont réparées avec plus d’audace. Tout le monde admire la confiance, personne n’aime la timidité.

LOI 29 : Planifiez toutes les étapes jusqu’à la fin.
La fin est tout. Planifiez toutes les étapes jusqu’au but en étudiant toutes les conséquences possibles, obstacles, et revers de fortune qui peuvent renverser votre travail et donner la gloire aux autres. En planifiant jusqu’à la fin, vous ne serez pas dérangé par les circonstances et vous saurez quand vous arrêter. Guidez votre fortune et aidez vous à déterminer le futur en pensant en avant.

LOI 30 : Faites vos exploits sans efforts.
Vos actions doivent sembler naturelles et exécutées avec aise. Tout le travail, la sueur et trucs efficaces doivent être dissimulés. Agissez sans effort, comme si vous pouviez en faire plus. Evitez la tentation de révéler combien vous avez travaillé dur, ça soulève seulement des questions. Ne révélez jamais vos trucs, ou ils seront utilisés contre vous.

LOI 31 : Contrôlez les options, laissez les autres jouer avec les cartes que vous distribuez.
Les meilleures déceptions sont celles qui semblent donner aux autres un choix, ils pensent contrôler alors qu’ils sont vos marionnettes. Distribuez des options qui vous favorisent dont une qu’ils choisissent. Forcez les à choisir avec le moindre de deux enfers, les deux servant votre cause. Mettez les dans une situation de dilemme : ils se font avoir quelque soit l’endroit où ils tournent.

LOI 32 : Jouez sur les fantaisies des gens.
La vérité est souvent niée parce qu’elle est laide et déplaisante. Ne faites jamais référence à la vérité et à la réalité avant d’être préparé à la haine qui suit le désenchantement. La vie est tellement rude que ceux qui créent de la fantaisie et de la romance sont comme des oasis dans le désert : tout le monde se ruent vers eux. Il existe un grand pouvoir à créer des fantaisies pour les masses.

LOI 33 : Découvrez la faiblesse de chacun.
Tout le monde a une faiblesse, une faille dans le mur du château. Cette faiblesse est habituellement une insécurité, une émotion ou un besoin incontrôlable, un petit plaisir secret. De toute façon, une fois trouvé, c’est un indice que vous pouvez tourner à votre avantage.

LOI 34 : Soyez royal dans votre propre Mode :
Agissez comme un Roi et vous serez traité comme tel.
La manière dont vous vous comportez détermine souvent la manière dont vous êtes traité : dans la longue course, apparaissez commun ou vulgaire et les gens ne vous traiteront pas avec respect. Un Roi se respecte et inspire aux autres le même respect. En agissant royalement et confiant en vos pouvoirs, vous vous prédestinez à porter la couronne.

LOI 35 : Maitrisez l’Art du timing.
Ne paraissez jamais pressés. L’empressement suggère un manque de self-control, et de contrôle sur le temps. Apparaissez toujours patient, comme si vous saviez que vous obtiendrez ce que vous désirez. Devenez un détective du bon moment, respirez l’air du temps, les tendances qui vont mèneront au pouvoir. Apprenez à vous retourner quand l’air du temps n’est pas bon et à vous battre avec fierté quand le moment est venu.

LOI 36 : Dédaignez ce que vous ne pouvez avoir, l'ignorer est la meilleure revanche.
En relevant à un petit problème, vous lui donnez existence et crédibilité. Plus d’attention vous portez à un ennemi, plus vous le rendez fort ; une petite erreur empire alors et devient plus visible quand vous essayez de la régler. Si vous voulez quelque chose que vous ne pouvez avoir, méprisez le. Le moins d’intérêt vous montrez, le plus supérieur vous paraissez.

LOI 37 : Créez des spectacles incontestables
Maîtrisez l’image et la gestuelle symbolique apporte l’aura du pouvoir, tout le monde y répond. Faites le spectacle pour ceux autour de vous, ensuite disposez des symboles rayonnants qui soutiennent votre présence. Floué par les apparences, personne ne se doutera de ce que vous faites.

LOI 38 : Pensez comme il vous plait, mais comportez vous comme les autres.
Si vous montrez que vous allez à contre courant, déversant vos idées non-conventionnelles et vos manières peu orthodoxes, les gens vont croire que vous cherchez l’attention et que vous les méprisez. Ils trouveront une manière pour vous punir de se sentir inférieurs. Il est beaucoup plus sain de le cacher et de suivre la voie commune. Partagez votre originalité avec vos amis tolérants et ceux prêts à apprécier votre spécificité.

LOI 39 : Attisez l’eau pour attraper le poisson.
Colère et émotions sont stratégiquement contreproductives. Vous devez toujours rester calme et objectif. Mais si vous pouvez pousser vos ennemis à la colère alors que vous restez calme, vous gagnez un avantage décisif. Mettez vos ennemis en porte à faux, trouvez la faiblesse dans leur vanité pour les déstabiliser et vous tenez les cartes en main.

LOI 40 : Rejetez le déjeuner gratuit.
Ce qui est offert, gratuit, est toujours dangereux : ça cache toujours une obligation cachée ou un piège. Ce qui a de la richesse doit être payé pour. En payant votre dû, vous vous mettez à l’abri de la gratitude, de la culpabilité, de la déception. C’est souvent utile de payer le plein tarif, il n’y a pas de raccourcis pour l’excellence. Soyez copieux avec votre argent et faites le circuler, la générosité est un signe et un aimant du pouvoir.

LOI 41 : Evitez de rester dans les traces d’un maître.
Ce qui apparait en premier parait toujours meilleur que ce qui vient par la suite. Si vous succédez à un grand homme ou à un parent connu, vous nécessiterez le double de travail pour lui faire de l’ombre. Ne restez pas perdu dans leur ombre, ou englué dans le passé qui est n’est pas le vôtre. Etablissez votre propre nom et identité en changeant de voie. Tuez le père dominant, dispersez son héritage, et gagnez du pouvoir en brillant de votre propre chef.

LOI 42: Frappez  le berger et les moutons s’éparpillent
Les problèmes peuvent souvent être à l’origine d’un fort individu, l’instigateur, le sous-fifre arrogant, l’empoisonneur de la bonne volonté. Si vous autorisez de telles personnes à agir, les autres succomberont à leur influence. N’attendez pas que les problèmes qu’ils causent se multiplient, n’essayez pas de négocier avec eux, ils sont irrémédiables. Neutralisez leur influence en les isolant ou en les bannissant. Tapez à la source du problème et les moutons s’éparpillent.

LOI 43 : Agissez sur le cœur et l’esprit des autres.
La coercition crée une réaction qui agira finalement contre vous. Vous devez séduire les autres en les motivant vers votre direction. Une personne que vous avez séduite devient votre loyale pion. Pour séduire les autres, intervenez sur leurs faiblesses et psychologies individuelles. Adoucissez les résistants en travaillant sur leurs émotions, en jouant sur ce qu’ils chérissent et ce qu’ils craignent. Ignorez le cœur et l’esprit des autres et ils commenceront à vous détester.

LOI 44 : Désarmez et rendez fou avec l’effet miroir.
Le miroir reflète la réalité, mais il est aussi le parfait outil pour la déception : quand vous imitez vos ennemis, reflétant exactement ce qu’ils font, ils ne peuvent percevoir votre stratégie. L’imitation les moque et les humilie, les faisant réagir fortement. En reflétant leur psyché, vous les séduisez en leur donnant l’illusion que vous partagez leurs valeurs. En reflétant leurs actions, vous les séduisez en leur donnant une leçon. Peu de gens résistent au pouvoir de l’effet miroir.

LOI 45 : Prêchez le besoin de changement, mais ne réformez pas trop à la fois.
Tout le monde comprend le besoin de changement dans l’abstrait, mais les humains sont des créatures d’habitude, dans le jour après jour. Trop d’innovations est traumatique et conduira à la révolte. Si vous êtes nouveau dans une situation de pouvoir, ou un outsider essayant de consolider une base, faites en sorte de respecter les vieilles façons de faire. Si le changement est nécessaire, faites le sentir comme une amélioration sur le passé.

LOI 46 : N’apparaissez jamais trop parfaits.
Apparaitre meilleur que les autres est toujours dangereux, mais le plus dangereux est d’apparaitre sans fautes ni faiblesses. L’envie crée des ennemis silencieux. C’est élégant de montrer quelques défauts, quelques vices, de manière à détourner l’envie et paraitre plus humain. Seuls les dieux et les morts peuvent apparaitre parfaits avec impunité.

LOI 47 : Ne dépassez pas le but que vous cherchiez,
Dans la victoire, sachez quand vous arrêter.
Le moment de la victoire est souvent un moment périlleux. Dans cette chaleur du succès, la victoire peut vous pousser vers l’arrogance, la surestimation de vos capacités, peut vous pousser plus loin que le but que vous recherchiez. En allant trop loin, vous vous créez plus d’ennemis que vous n’en battez. Ne permettez pas au succès d’accéder à votre tête. Il n’y a aucune substitution pour la stratégie et la précaution.

LOI 48 : Assumez l’informe.
En prenant forme, en ayant un plan visible, vous vous ouvrez à l’attaque. Au lieu de prendre forme pour que votre ennemi vous attrape, restez flexible et en mouvement. Acceptez le fait que rien n’est certain, et aucune loi n’est fixée. La meilleure façon de se protéger est d’être aussi fluide et sans forme que l’eau, ne pariez jamais sur la stabilité ou sur l’ordre. Tout change !

Par Julien, publié sur le blog: http://alphapique.blogspot.com/2008/06/les-48-lois-du-pouvoir.html

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Les quatre livres des stratagèmes (Frontin)

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01 juin 2008

Stratagème publicitaire: renversant


AXA   Réinventons notre métier
envoyé par news-assurances

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Sun Tzu, leçons de stratégie appliquée

Présentation de l'éditeur
Ce livre propose une lecture de L'Art de la guerre strictement adaptée au domaine de l'entreprise. Le caractère toujours actuel des intuitions de Sun Tzu est mis en avant par des exemples tirés de l'actualité des entreprises. Grâce à son découpage en courts chapitres, Leçons de stratégie appliquée met à la portée de tous les managers la sagesse et la pertinence, jamais démenties, des conseils du meilleur stratège de tous les temps !

Biographie de l'auteur
Auteur de l'Art de la guerre, Sun Tzu est la référence absolue en matière de stratégie. Son livre a nourri des générations de " décideurs " aussi bien dans le domaine militaire que dans celui de l'entreprise. C'est l'ouvrage culte pour les gestionnaires et tous ceux qui cherchent à maîtriser la dimension stratégique de leurs activités professionnelles.


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Stratégies financières des contes de notre enfance

Les contes de fées peuvent se réaliser. Ils peuvent vous arriver — si vous n’y prenez pas garde.

Si vous y réfléchissez, les personnages des contes de fées sont toujours dans le pétrin.

Jack, dans le conte avec le haricot magique, a volé le géant parce qu’il avait vendu la dernière vache de sa famille pour une poignée de graines. Découvrant qu’il n’était pas doué pour les études, il sombra dans la criminalité.

Hanse! et Gretel ont été conduits dans les bois — et les griffes d’une sorcière affamée — par des parents qui avaient trop de bouches à nourrir. Blanche Neige, une jolie princesse vivant à une époque où les titres et l’apparence étaient tout, aurait dû avoir une vie dorée. Mais, hélas, son père mourut sans faire de testament.

Le fait est que les malheurs financiers qui prennent en défaut les personnages de littérature tourmentent toujours les gens aujourd’hui. Les dix leçons de finance que nous enseignent les contes de fées, les fables et la littérature s’avèrent aussi valable que les histoires de nos grand- mères.

 

1. La Cigale et la Fourmi : Anticiper 

Il s’agit d’un conte classique sur la responsabilité. La fourmi travaille tout l’été à stocker de la nourriture. La cigale sautille, gazouille et chante et prend son temps. Mais dans l’hiver, la cigale cherche vigoureusement et en vain — de la nourriture. Elle meurt. La fourmi est confortable et bien nourrie.

Anticiper est la première leçon de la finance personnelle pour deux raisons. Lorsque vous êtes jeunes, vous avez d’avantages de temps et d’opportunités pour gagner de l’argent. Mieux encore, à la différence de la nourriture, l’argent économisée sagement aura tendance à augmenter. Plus la saison est longue, meilleure sera la récolte.

Imaginez; Annie la fourmi, âgée de 25 ans, met 2 000 $/an sur un compte net d’impôt pendant dix ans soit au total 20 000 $. A 35 ans, elle arrête d’épargner.

Chantal la cigale attends d’avoir 40 ans pour mettre 2 000 $/an de côté, mais elle continue de le faire pendant 25 ans, jusqu’à la retraite — soit au total 25 000 $.

Ils perçoivent chacun 8% d’intérêts.

Qui a le plus à 65 ans? La fourmi a deux fois plus que la cigale — 333 441 $ contre 158 504 $, pour être exact.

Comment cela est-il possible?

La fourmi a profité des taux d’intérêts composés. Parce qu’elle a commencé tôt et avait plus de temps pour le faire, cela n’était que plus facile.

 

2. Le Lièvre et la Tortue : Enrichissez- vous lentement 

 

Vous pensez que vous êtes suffisamment agile pour «prévoir» les marchés financiers — acheter au plus bas et vendre au plus haut ? Si vous l’êtes, vous êtes l’exception plutôt que la règle. Même les plus performants ne gagnent que 10% de plus que ce qu’ils perdent.

La plupart des gens obtiennent plus tout simplement en programmant des investissements réguliers. En langage financier, la stratégie de la tortue s’appelle le « dollar cost averaging » c’est-à-dire pondérer la moyenne.

Vous investissez le même montant chaque mois — qu’il pleuve, qu’il fasse beau, que le marché monte ou descende. Quand les marchés montent, vous achetez moins pour le même montant. Quand ils baissent, vous en achetez plus.

Quoi qu’il arrive, vous vous rapprochez de la ligne d’arrivée.

Vous connaîtrez rarement un de ces gains rapides dont on peut se vanter. Mais personne ne vous surprendra à faire un petit somme pendant que le marché bouge.

Et maintenant que tout est dit, vous préférez gagner ou vous vanter ?

 

3. Pierrette et le pot au lait : La diversification paie

 

Certaines personnes préfèrent jouer la sécurité. Elles gardent leur argent sur un compte bancaire comme cela elles ne risquent pas de perdre leur capital.

Mais mettre tout votre argent en banque engendre des risques également. Au lieu d’avoir un risque en capital — la possibilité de voir votre investissement diminuer — vous avez un risque d’inflation qui peut éroder votre capital plus vite que les intérêts ne peuvent l’augmenter.

Les investisseurs avisés répartissent leur argent sur plusieurs supports, une partie en liquidités, une partie en actions, une autre en obligations, et peut être une partie en fonds communs.

Tirez des leçons de la fable d’Esope, Pierrette et le pot au lait, qui transportait un pot de lait en équilibre sur sa tête tout en allant au marché. Pierrette s’imaginait acheter une poule avec les bénéfices et vendre des oeufs pour acquérir une nouvelle robe qui rendrait sa copine jalouse.

« Mais je m’en fiche », se dit Pierrette, « Je n’ai qu’a la regarder et secouer la tête comme ça. » Le pot de lait vola par terre.

Si Pierrette avait divisé son lait en trois pots, en portant un sur la tête et un à chaque bras, elle aurait un poulailler aujourd’hui.

 

4. Le joueur de flûte : Payer pour avoir de l’aide si vous en avez besoin

 

Quelque part, bien profond, il y a un fond d’avarice. C’est la petite voix qui nous dit de ne pas payer pour quelque chose que vous pouvez vous procurer gratuitement.

Cependant, dans le domaine financier, les services qui apparaissent gratuits souvent ne le sont pas.

Par exemple, vous ne payez pas l’agent de change et les frais de chargement. Pourtant le courtier gagne de l’argent s’il vous persuade d’investir. Les assureurs, qui passent des heures à vous expliquer à quel point vous avez besoin de prévoyance, gagnent aussi des commissions — plus votre police est élevée, plus ils gagnent.

Si vous n’avez pas besoin de conseils, bien sûr, c’est stupide de vouloir en acheter. Mais si vous insistez à avoir des conseils gratuits, vous pouvez perdre plus de capital que vous n’en auriez dépensé en honoraires.

Demandez simplement aux habitants d’Hammelin. Ils ont escroqué le joueur de flûte des 1000 guilders qu’il avait gagné en repoussant tous les rats de la ville, alors il leur prit quelque chose qui a plus de valeur — leurs enfants.

 

5. Le Petit Chaperon Rouge : Faîtes attention aux loups

 

Qui ne se laisserait pas abuser par quelqu’un avec une voix douce et un joli sourire ? Surtout s’il dit : « Je connais ta grand-mère. Elle aime les fleurs... »

Les loups d’aujourd’hui sont des arnaqueurs qui utilisent juste assez de vérité et de familiarité pour vous faire baisser votre garde, vous faisant poser moins de questions et évaluer la proposition avec moins de scepticisme.

En conséquence, la fraude par affinité — escroquerie dans laquelle un membre d’un groupe professionnel, religieux ou éducatif tente de convertir les autres membres — fait partie des crimes financiers en plus forte augmentation, disent les experts. Tout ce que l’escroc a à dire aux victimes, c’est que leurs amis investissent, et « tout le monde tombe comme des dominos », raconte Sharon Fox, directeur adjoint de la sécurité de la « Arizona Corporation Commission ».

La plupart du temps, au moment où l’escroquerie est découverte, son acteur s’est envolé. Tout ce qui reste aux misérables victimes, c’est de la compagnie.

 

6. La soupe de pierres : La leçon des fonds communs.

 

Lorsque Peg Downey, conseiller financier certifié à Silver Spring, essaie d’expliquer les bénéfices des fonds communs, elle raconte l’histoire de la soupe de pierre.

Trois soldats revenant de la guerre approchent d’une ville. Les voyant arriver, les habitants cachèrent leurs provisions et disent qu’ils n’ont rien à partager.

Pas de quoi s’inquiéter, dit le soldat le plus rusé. Ils ont appris à faire de la soupe avec rien d’autre que des cailloux, disent- ils. Une marmite est installée sur la place du village et les villageois regardent avec respect.

« Hum », dit le soldat en regardant les pierres, « je peux la faire avec un peu de sel et de poivre ». Un villageois court en chercher.

« Des pierres comme celles là font de la bonne soupe, mais ça serait encore meilleur avec quelques carottes ». Une autre contribution. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’ils y aient rajouté du chou, du lait, de l’orge, du boeuf et des pommes de terre.

A la fin, toute la ville eut un excellent repas : Et chacun n’y avait que faiblement contribué.

Les fonds communs, fonctionnent un peu comme cela, dit Downey. Les soldats sont comme les gestionnaires de fonds communs, connaissant quels ingrédients ajouter. Les villageois sont les investisseurs, chacun contribue un peu et ressort avec un résultat qui apparaît plus grand que la somme de ses parties.

Le seul problème, dit-elle, est de trouver un gestionnaire de fonds qui connaisse le recette.

 

7. Le Marchand de Venise : Mettez les termes d’un emprunt par écrit

 

Pour ceux qui n’ont jamais pu lire du Shakespeare, le Marchand de Venise est l’histoire d’un emprunt qui tourne au vinaigre. Il apporte des avertissements aussi bien aux emprunteurs qu’aux prêteurs.

Shylock prête de l’argent à Antonio; s’il ne peut pas payer au moment prévu, Shyllock peut prendre une livre de chair d’Antonio. Bien sur, Antonio ne peut pas rembourser à temps. Finalement, touchée par l’amour, Portia, évite le jour dit en remarquant que l’accord ne mentionne pas le sang. Prenez la chair, dit-elle, mais si vous prenez une goutte de sang en faisant cela, nous vous poursuivrons en justice et vous perdrez tout ce que vous avez.

La morale demeure : que vous soyez prêteur ou emprunteur, préparez-vous au pire et écrivez tous les termes du contrat.

Cela n’est pas moins important si le prêt est réalisé entre parents ou amis. Un contrat écrit est d’une aide inestimable si vous avez besoin de forcer la mémoire de quelqu’un ou si vous voulez faire une action en justice. Et si vous devez déduire votre dette de votre déclaration de revenu, il vous faut un document.

 

8. Hansel et Gretel : La douceur est dans les détails

 

De nos jours, les comptes rémunérés ressemblent à la maison de la sorcière qui est faite en sucre. Les appels sont doux : faible taux d’intérêt, pas de frais annuel. Et plein de délicieux extras.

Mais, avant de croquer, vérifiez ce qu’il y a à l’intérieur. Avec les comptes rémunérés, c’est généralement écrit en petit au dos, sous la rubrique « mention importante ».

Trop souvent, on peut lire que le taux d’intérêt proposé est seulement transitoire et va diminuer dans six mois ou moins ; que vous ne bénéficiez du taux annoncé que si votre compte comporte un capital minimum ; que les retraits en espèces coûtent plus et qu’il y a des pénalités et des frais et que l’augmentation des charges d’intérêts peut vous faire boire la tasse si vous avez un paiement de retard ou deux.

La bonne nouvelle c’est que comme avec la sorcière qui a dit à Hansel qu’elle allait l’engraisser pour le manger, les comptes rémunérés annoncent clairement leurs intentions.

« L’information est là, même si c’est écrit en petit au dos du document », dit Michael Heffer, membre du Consumer Action de san Francisco, « Cherchez-la ».

 

9. Cendrillon : La nécessité d’organiser sa succession

 

Ce qui est arrivé à cendrillon est une honte, se plaignent les avocats. Elle était la fille chérie d’un riche gentleman. De son vivant, elle ne manquait de rien. Mais il n’a pas écrit de testament. Finalement, elle était laissée à la merci de sa méchante belle-famille.

En réalité, peu de personnes meurent de manière « prévue ». Comme dans le conte, la plupart des morts sont « violentes », « soudaines » ou « inattendues ». L’histoire de cendrillon se propage parce qu’environ 70% des américains meurent sans faire de testament, estiment les avocats.

Si vous avez des enfants prenez vos dispositions, faites-le sans attendre.

 

10. L’avare et son or : Profitez de votre argent

 

C’est merveilleux d’épargner.

Mais souvenez-vous que l’argent n’est qu’un moyen et non une fin en soi. La finalité devrait être de rendre votre vie plus sure et plus appréciable.

Certaines personnes sont si prisonnières de leur sécurité financière qu’elles en oublient de s’amuser — même lorsqu’elles peuvent se le permettre, dit Edward O’Hara, conseiller financier certifié de Silver Spring. Cela fait échouer l’objectif d’avoir épargné dans un premier temps.

« Il y a un point que je mets toujours en avant, c’est que vous ne pouvez pas seulement regarder les chiffres. Vous devez aussi penser à votre bonheur présent », dit O’Hara. « J’ai des clients retraités qui ont 2 millions de dollars... Ils sont venus me voir et m’ont dit "je n’arrive pas à croire à quel point j’apprécie la vie maintenant que je sais que je peux dépenser une partie de mon argent."»

Même dans des cas moins extrêmes, cependant, chacun devrait prendre en compte ses désirs actuels au moment de décider ce qu’il convient d’épargner et de dépenser, dit Downey.

L’alternative ? « L’avare et son or », une autre des fables d’Esope.

Cet avare économisa chaque sou et enterra son or dans son jardin. Une fois par semaine, il déterrait son trésor juste pour l’admirer et se réjouir. Quand un voleur lui déroba son or, il se tirait les cheveux en hurlant si fort que les voisins vinrent voir ce qui s’était passé.

Maintenant qu’il avait disparu, l’avare parla à ses voisins de son trésor. « Vous ne vous en êtes jamais servi ? », demanda l’un, « Non », répondit-il. « Je venais seulement l’admirer ». « Et bien dans ce cas, continuez de regarder le trou », lui dit un voisin, « cela vous fera autant de bien ».

Ainsi mes enfants, les gens prirent les contes au sérieux et leurs finances rentrèrent dans l’ordre.
Et ils vécurent longtemps et dans le bonheur.

Par Kathy M. Kristof, publié dans le Los Angeles Times

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